Le maréchal de Villars. L’infatigable bonheur.

6 Oct

Couverture du livre "Le Maréchal de Villars. L'infatigable bonheur"

Le 4 octobre 2012 a paru mon deuxième livre, consacré au maréchal de Villars. Il est intitulé Le Maréchal de Villars. L’infatigable bonheur. Le titre m’a été inspiré par une réflexion de Saint-Simon. Je l’ai écrit de juin 2010 à avril 2012, à intervalles irréguliers, dans l’attente de ma soutenance de thèse, puis quand je voulais me divertir de la relecture de mon mémoire avant publication chez Nouveau Monde éditions.

Cet ouvrage est édité par les éditions Belin et fait partie de la collection « Portraits historiques », lancée l’an dernier par mon ami Thierry Sarmant. Elle est destinée à présenter des biographies originales, ayant tiré les leçons passées du genre biographique. L’absence de notes infrapaginales peut être perçue comme un malus, mais j’ai tâché de présenter une bibliographie précise et d’être clair dans l’écriture historique, à la façon de Michelet dans son Histoire de la Révolution française. En effet, quand on le lit, on devine à plusieurs reprises les sources utilisées. J’ai tâché d’être suffisamment explicite pour que le lecteur puisse retrouver lui-même les sources.

Cette biographie tranche avec celles qui l’ont précédée. Le livre que j’ai écrit n’est pas une ode à Villars, comme les autres ouvrages consacrés à lui, même si j’accorde une place particulière au livre du marquis de Vogüé, publié en 1888, car il présente de nombreux documents, qui m’ont été d’une grande aide. Je n’ai écrit ni la biographie d’un héros (l’Histoire ne sert pas à écrire des ouvrages comparables à des gerbes déposées sur une tombe), ni celle d’un fanfaron, tel celui décrit par Saint-Simon. J’ai porté un regard critique sur les Mémoires du maréchal, injustement méconnus, et souvent lus dans ses mauvaises éditions (la seule valable est celle publiée par la Société de l’Histoire de France de 1884 à 1904). J’ai utilisé également des sources inédites, ou du moins peu connues.

L’objectif a été pour moi d’écrire une biographie mue par une passion érudite et historienne (je précise qu’hormis des biographies comme celles écrites par Stefan Zweig, j’ai en horreur les biographies romancées). J’ai voulu aussi remettre en question beaucoup d’idées reçues, tout en essayant de rester accessible au plus grand monde.

Cette biographie remet en lumière un personnage un peu oublié aujourd’hui, qui avait pourtant eu une grande notoriété du fait de ses victoires (et de sa capacité à se mettre en valeur) et en tant que châtelain de Vaux-le-Vicomte (ancien château de Fouquet).

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :